Un client gérait une vingtaine de VM sous vSphere, parc stable, rien d’exotique. Son devis de renouvellement VMware a triplé d’une année sur l’autre, à charge identique, à cause du passage à l’abonnement par cœur. Il m’appelle avec une phrase que j’entends souvent : « Proxmox, c’est gratuit, non ? » Pour les licences, oui. Pour le projet, il y a un calcul à poser, et c’est celui que j’ai mis noir sur blanc avant qu’il signe quoi que ce soit.

Quitter VMware pour Proxmox supprime la facture de licences ; le coût réel se concentre sur le temps de migration, parfois une mise à niveau matérielle et la montée en compétence de l’équipe, pour une économie nette dès la première année sur une charge stable.

Voici comment je le construis, dans l’ordre.

1. Je liste ce qui sort de la facture. Les licences vSphere et leurs renouvellements en premier, c’est le déclencheur de la quasi-totalité des migrations que je mène depuis le changement de modèle commercial. Puis le support attaché, sauf si vous prenez l’abonnement Proxmox, qui reste optionnel et dont le tarif n’a rien de comparable.

2. Je chiffre le temps de migration. Audit du parc, préparation, bascule par vagues, validation. C’est le poste principal, et c’est une dépense ponctuelle, pas une ligne qui revient chaque année. Sur le parc du client, sans dépendance compliquée, j’ai compté quelques jours d’intervention étalés sur deux à trois semaines, le délai venant surtout de la validation de chaque vague avant d’attaquer la suivante.

3. Je tranche la question matérielle. Elle ne se pose vraiment que si vous visez Ceph : réseau rapide dédié, disques en nombre. Avec ZFS, le matériel en place suffit dans l’immense majorité des situations, et c’est ce que j’ai retenu ici.

4. J’ajoute la montée en compétence. L’interface, la logique des clusters, la sauvegarde et la restauration : ça s’apprend vite, mais il faut le prévoir. Soit les administrateurs montent en autonomie, soit on prévoit un accompagnement le temps qu’ils prennent leurs marques. J’y range aussi l’abonnement Proxmox quand il y a un enjeu de production, pour le dépôt de mises à jour stable et le support.

5. Je pose le calcul sur la durée. Pour ce parc, l’économie annuelle de licences couvre le coût du projet en quelques mois. Après ça, chaque année est de l’économie nette, sans renégociation ni surprise tarifaire à l’échéance.

6. Je chiffre le scénario qu’on oublie : ne rien faire. Il ne figure sur aucun devis. Rester captif d’un éditeur dont vous ne maîtrisez ni la feuille de route ni la grille de prix a un coût, mais il ne porte aucun nom sur une ligne comptable. La migration se paie une fois ; la dépendance vous suit chaque année et grossit à mesure que l’éditeur resserre ses conditions.

Au bout, je rends trois colonnes : rester sur VMware, migrer en ZFS, migrer en Ceph. Le client a choisi sur les nombres. La colonne ZFS sortait gagnante dès le huitième mois.

Quel besoin ?

Rester sur VMware : dependance et facture qui grossit

Migrer vers ZFS : materiel en place suffit

Migrer vers Ceph : reseau rapide et disques en nombre

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